Crédit immobilier : comment réagir au coronavirus ?

La pandémie de Covid-19 qui frappe la France n’épargne pas le crédit immobilier. Hausse des taux de crédit, restriction des banques, solutions en cas de difficultés de remboursement, nouvelles modalités pour emprunter… Quels sont les mesures prises dans la situation de crise sanitaire et économique actuelle ?

Les conséquences de la pandémie sur les épargnes

Le Coronavirus touche le financement immobilier en provoquant notamment la hausse des taux d’intérêt. Les banques commencent à relancer la machine du crédit à la fin de la crise et les emprunteurs qui remboursent actuellement leur prêt sont confrontés à des difficultés. Depuis les planchers record de l’automne 2019, les taux des prêts immobiliers remontent progressivement. Pour les crédits sur vingt ans, par exemple, la moyenne est passée de 1,10 % hors assurances. Les hausses restent néanmoins modérées grâce à un contexte économique plus risqué. Ces évolutions ne sont pas vraiment significatives pour les emprunteurs car le marché immobilier est quasiment à l’arrêt pour confinement total.

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Le taux d’un crédit est attribué en fonction du profil de l’emprunteur et des caractéristiques de son projet. Le 15 ans brut moyen est passé de 0,90% à 1,20% entre octobre 2019 et avril 2020. Comme solution pour soutenir l’économie, la Banque centrale européenne (BCE) inonde le marché de liquidités quasi gratuites. Les banques françaises posséderont donc les moyens de prêter à bas coût à la fin de la crise avec même une marge de manœuvre pour baisser leurs tarifs et doper la demande.

La relance de l’immobilier

Dans la situation actuelle, la grande majorité des banques ne prend pas en compte des nouveaux projets immobiliers. Elles administrent les dossiers en cours et s’occupent du financement des entreprises dans un contexte d’effectifs réduits et de travail à distance. Pour elles, le prêt immobilier représente un placement pratiquement sans risques.

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Depuis fin 2019, les banques appliquent les directives du Haut Conseil de stabilité financière ou HCSF (pas de prêts sur plus de 25 ans, taux d’effort plafonné à 33 % des revenus). Ceci étant afin de limiter le risque de crédit. La relance passera sans doute par un desserrement des contraintes du Haut Conseil de stabilité financière et par des banques plus souples sur les critères d’emprunt et les taux.

Gestion de l’achat, de la vente et du crédit immobilier en tant de confinement

Aujourd’hui, de rares acquéreurs parviennent à signer des contrats de vente. Ils utilisent les procédures dématérialisées (procuration, signature électronique, etc.). Avec les ordonnances sur l’état d’urgence sanitaire, les banques acceptent de prolonger la validité des offres de prêt jusqu’à 90 jours, contre 30 jours habituellement.

Avec le chômage partiel, certains emprunteurs peuvent être confrontés à une baisse de leurs revenus.  Mais l’allongement augmente les intérêts. La solution consiste à baisser la mensualité de 30 % pendant un certain temps pour compenser la baisse de revenus. Mais le coût du crédit augmente si la durée s’allonge. Les emprunteurs doivent garder en tête que la priorité reste d’éviter le défaut de remboursement.